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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 09:00

On entend très souvent dire que la première heure de cours est très importante car elle serait « décisive » sur le bon déroulement du reste de l’année. Il y en a pourtant une autre qui est « décisive », mais plutôt sur le plan des souvenirs : la dernière heure de l’année avec une classe. Cette heure tant attendue qui est encore le seul obstacle (avec le portail fermé du collège) aux vacances. Une heure où les élèves (et leur professeur) n’ont pas très envie de travailler mais plutôt de passer une « dernière » heure agréable (tranquille ?), voire (soyons fous !) « fun » !

 

 


            Le prof a le choix entre plusieurs manières pour animer cette dernière heure. J’ai testé (pour vous) :

 

 

 La manière « nounou-télé »

 

http://romeojuliette.blog.lemonde.fr/files/2008/05/enfants-devant-la-tele.1211270887.jpg


Elle consiste à plonger les élèves (agités, bien entendu) dans l’obscurité (Mmmm….désir caché de les endormir ?) et à leur passer un DVD. Au choix : un film en rapport (ou pas, au point où on en est !) avec le programme, un documentaire (« Fred et Jamy sont appelés en salle 15) ou le film de nos dernières vacances (très déconseillé).

 

Mon avis après avoir testé :

 

Manière très reposante ! Les seules actions consistent à appuyer sur Play et/ou Pause  et à murmurer quelques « Chuuuuuuuuut, taisez-vous ! ». Sinon pour se faire ch*** pendant une heure (ou plus si y’a « Monsieuuuuuuur on peut rester pour voir la fin du film ») y’a pas mieux ! Le temps de la télé-nounou n’a apparemment plus cours.

Petit détail qui a son importance (si, si, croyez-moi, j’en ai fait l’expérience) : vérifier que la salle dispose d’un lecteur de DVD….eh oui, nombreuses sont les salles équipées QUE de magnétoscope et d’un téléviseur. Si jamais c’est l’occasion d’improviser un mini-cours d’histoire/technologie : « Alors les enfants savez-vous ce qu’est cette grosse boîte noire ? Non ? Vous ne savez pas ? Eh bien c’est une cassette vidéo VHS… ! Bien, … allez, je vous distribue des feuilles et vous me faite un joli dessin pour occuper le temps décorer la salle ! Oui, vous êtes en 3ème, et alors ??? »

 

 

 

 La manière à la Julien Lepers

 

http://planet-tele.webobo.biz/journal/6/4/1/7/journal_641703.jpg


Vous vous sentez l’âme d’un animateur de jeux télé ? Parfait ! Réveillez le Julien Lepers (« Ah oué oué oué ! Ah je dis oui ! Ah ça c’est beau ») qui sommeille en vous et tentez un quizz dans votre classe ! A vous de décider du/des thèmes et du déroulement. Lors de ma première année je me souviens avoir crée un quizz aux allures du « Grand concours des animateurs » avec projection PowerPoint des thèmes à choisir, des questions. Une autre année, n’ayant pas le matériel informatique nécessaire, je me suis rabattu sur la méthode des petits papiers tirés au sort dans un carton. Pour ceux qui veulent impliquer davantage les élèves dans le jeu, pouquoi ne pas leur faire rédiger les questions ? Attention alors à les « filtrer » voire même en « censurer » certaines ! Avec certains énergumènes, on tombe vite dans le graveleux (« Qui a la plus petite **** dans la classe ? ») ou dans la révélations de secret (« Avec qui Maéline veut sortir ? »). Prudence donc…

 


Mon avis après avoir testé :

 

A priori, ça devrait bien marcher. C’est vrai, mais parfois il faut encore savoir motiver les troupes en leur faisant miroiter des petits cadeaux (bonbons et autres confiseries, tout dépend de votre budget alloué). Prévoir donc un gros budget sucettes/oursons en guimauve.

Cette manière est presque l’assurance de passer une heure amusante, ludique et décontractée ! A recommander !

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 09:30

A quelques semaines du début de la saison 3 de mes « Fabuleuses aventures au collège », il est temps (mieux vaut tard que jamais) de dresser un petit bilan chiffré de ma saison 2.

 

http://thumbs.dreamstime.com/thumblarge_452/1258002480xdHM87.jpg


Une année scolaire c’est :

 

2 collèges

10 classes de 3 niveaux différents

255 élèves

765 appréciations de bulletins

2 251 contrôles soit 150 h de correction (6 jours non-stop)

3 stylos rouges qui ont succombé aux corrections des 2 251 copies

5 feutres bleus pour tableau blanc

3 feutres verts pour tableau blanc

36 semaines de cours soit 648 heures de cours dont 34 heures (de cours…? Peut-être plutôt de garderie) le vendredi de 16h à 17h

648 « Bonjour-à-tous-asseyez-vous-et-sortez-vos-affaires ! »

16 200 « Bonjour ! »

21 heures de colles et environ trois fois plus de punitions

 

            Mais aussi :

 

livres d’or d’élèves à signer

23 « M’sieur, vous s’rez là l’année prochaine »

23 « Tu verras bien en septembre… »

13 « Han j’espère trop vous avoir l’an prochain »

 

2 « Merci pour cette séance de cours monsieur, c’était vraiment trop bien aujourd’hui ! » (oui, 2/648 heures de cours c’est très peu, mais je pense qu’il faut se contenter de peu)

34 goûters avec les collègues

6 gâteaux (et pâtisseries diverses) partagés avec les collègues

 

et une 10aine de rires (pas toujours contrôlés)…en classe !

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 10:00

 

  Choses entendues ici et là... 

 « Ouais...euh…les profs y sont payés 2 mois sans rien faire ! Feignasses !»

Quuuuuuoi ! Deux mois ! Seulement ! Vous n’avez pas compté le reste ! Ah ben non alors, si c’est juste pour être payé 2 mois sans rien faire, c’est pas la peine ! On a eu 16 semaines de vacances cette année ! Si l’on prend comme moyenne qu’un mois comporte 4 semaines, on arrive donc à 4 mois de vacances !

Ah mais j’oubliais, nous ne sommes pas payés durant juillet et août : notre salaire annuel comptabilisé sur 10 mois est réparti sur 12 mois (ça c’est pour éviter aux enseignants d’apprendre  jouer du violon dans le but de gagner sa vie dans les rames du métro de la ligne 1)

 

« En plus de ça, ils ne bossent que 12 heures par semaine ! »

Faux, nous sommes présents 18h/semaine (pour les professeurs « certifiés », pour les heureux « agrégés », c’est 15h/semaine) devant les élèves.

 

« Et le reste du temps, vous faites quoi ? Vous glandez chez vous »

Le reste du temps, le professeur occupe son temps de loisirs en pratiquant des activités vraiment aussi ludiques qu’étranges. Parfois (on me l’a raconté, je n’en suis pas sûr), il demande à ses élèves de répondre à des questions sur une feuille à grands carreaux (trèèèès importants, les grands carreaux !), il les ramasse et lit les réponses de chacun, chez lui. Etrange n’est-ce pas ? Parfois il arrive même que le prof s’amuse à écrire un chiffre compris entre 0 et 20 en rouge (trèèèès important, le rouge) puis qu’il rende à ses élèves la même feuille qu’il avait ramassé quelques jours (ou semaines) auparavant. Loisir encore plus étrange : je me suis laissé dire (quelle belle expression) que certains préparaient eux-mêmes leurs cours pendant des heures. Bizarre, bizarre.

 

« Ouais mais ça, préparer des cours, c’est au début ! Une fois que tout est préparé, c’est bon tu bosses plus ! »

Effectivement, au bout d’un an, tout le boulot est fait, pis c’est pas comme ci les programmes changeaient ! On me souffle (un collègue zélé certainement) que le mur de Berlin serait tombé et que….non….la Terre ne serait pas plate ! J’vous laisse 2 secondes, je dois aller barrer une ligne dans mon cours.

..

.

Vala c’est fait ! Nous disions ?

 

Et vos notes, vous les mettez au pif, avouez !

Au pif !! Vous n’y pensez pas ! Ce sont les lois de la pesanteur qui définissent « nos » notes (il est clairement admis que nous ne les mettons pas selon des critères particuliers) : la légendaire technique de l’escalier (on attribue une note à chaque marche puis on lance nos copies du haut des marches). Evidemment, cette méthode impose d’avoir un escalier qui comporte « pile » 21 marches (de 0 à 20). C’est donc le critère number 1 pour choisir son appart/maison/château/palais.

 http://tom.phpmagazine.net/upload/2006/02/exam_correction.JPG

 

 

« Vous les profs, vous faites tout le temps grève ! »

http://blog.de-novion.com/dotclear/images/09_2009/09/divers/greve.jpg

Grève ? Absolument pas, c’est juste qu’une fois par trimestre (environ), tous les professeurs de France aiment bien se réunir pour une petite promenade collective dans les rues de Paris. Par mesure de précaution, pour ne pas perdre trop de marcheurs, le parcours est toujours le même : République-Bastille. Alors, oui, ce jour-là il n’y a que très peu de monde pour faire cours aux élèves, mais que voulez-vous, il en va de la santé de nos enseignants. Pour s’encourager, il paraît même qu’ils chantent des chants, un petit peu à la manière des touristes lycéens américains qui attendent toute la journée sous la Tour Eiffel dans le but de prendre un peu de hauteur.

 

« En tant que fonctionnaires, vous ne payez pas les factures EDF ! »

Ah bon ? Je me serais fait avoir alors…

 

« Ni les billets de trains ! »

Ben voyons ! Je vais de ce pas jeter ma carte 12-25. Merci pour l’info !

Par contre, nous pouvons passer tout notre temps libre aux musées, et cela gratuitement. Nous pouvons donc largement envisager de nous reconvertir en guide du Louvre.

 

 

« Les profs sont tous de gauche ! »

Et Monsieur Luc F. alors ?

 

« Les profs sont de toutes façons trop payés pour le peu de travail qu’ils fournissent »

http://photo.lejdd.fr/media/images/economie/billets-euros2/2448039-1-fre-FR/Billets-Euros_pics_390.jpg

Ca vous tente ? Allez, un p’tit clic ICI et c’est parti pour peut-être 40 ans ou plus, qui sait.

 

 

Et vous, qu'avez entendu au sujet des profs ?

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 09:00

Durant la formation (hyper-complète, vous l’aurez compris) du jeune enseignant candide, il y a quelques heures de cours à effectuer dans un établissement d’un autre type que le sien. Le mien était un collège de « campagne » (oh ben si, on peut le dire : quand les élèves discutent tracteurs et moissonneuse durant les récrés, ça sent plutôt la pâquerette que le pot d’échappement), il était donc tout à fait attendu que j’aille exercer mes talents dans un lycée en centre ville. Pour ne pas se sentir trop dépaysé (oh regarde, les élèves sont plus grands que moi !), l’enseignant candide exilé au lycée se retrouve en binôme (la mienne s’appelait Aurélie) et est encadré par un tuteur, pour moi ce sera une tutrice.

 

            Premier contact, un froid matin de novembre, après avoir bien galéré pour se garer entre une dépanneuse et un camion chargé de décoration de Noël, nous voilà devant la porte dudit lycée. Aurélie et moi passons la 1ère porte et nous voici dans un « sas » où une charmante gardienne des lieux nous accueille : « Bonjour jeunes gens ! Vous vous êtes trompé ! L’entrée des élèves se trouve de l’autre côté du bâtiment ! ». Il y a encore une fois erreur (déjà ICI) sur la personne. Nous faisons vraiment jeune, prennons-le comme un compliment ! Evidemment le bâtiment dédié aux sciences se trouve de l’autre côté du lycée…au 4ème étage sans ascenseur. Arrivé au sommet je mis à peu près une demi-heure 5 minutes à reprendre mon souffle. Nous somme ponctuels, il est pile 10 heures et notre tutrice arriva vers ….euh…. 10h40. (Bon ça peut arriver à tout le monde, surtout quand on est en vélo dans un tram bloqué par la neige) Une fois les présentations faites dans la magnifique salle des profs de sciences (décorée ambiance débarras/chalet en bois), nous apprenons qu’avant de faire cours, nous allons d’abord devoir assister à un gros paquet d’heures de cours dans un but unique d’observation…Youpi…après avoir enfin obtenu le CAPES, nous nous retrouvons derrière une table, assis, à écouter…un collègue…

 

            Mi-décembre, première heure (enfin, une séance de 2 heures plutôt) d’observation.

Classe observée : une terminale S, 35 élèves.

Décor : une salle avec une marche, en plein milieu, qui surélève la moitié du fond de la classe. On nous place au fond de la classe, vue sur toute la classe.

 

http://www.sdm-protect.com/images_produits/4320151.jpg


Passé le premier quart d’heure à s’extasier sur notre tutrice (« Wouah, elle explique troooooooop bien », « Comme elle gère », « Ah t’as vu, elle tombe même pas à cause de la marche »), on fini vite par s’ennuyer ferme. La radioactivité, c’est très intéressant mais nous ne voyons pas ce que nous pourrions apprendre de nouveau…surtout au niveau Terminale S. Nous commençons alors une analyse sociologique des élèves, que l’on complètera à l’interclasse.

Driiiiiing ! C’est la pause ! Tout comme les élèves, on je prends mon goûter et nous laissons trainer nos oreilles… on comprend tout de suite que contrairement à nos collégiens, les élèves savent pourquoi ils sont là : pour entrer en prépa (la majeure partie), pour entrer en médecine (c’est admirable, bon courage), tenter un BTS (2 élèves seulement) ou encore pour dessiner et redoubler…encore. Ah ça change de nos élèves qui ne travaillent que pour leurs parents (et leur prof, en 6ème) ou pour leur moto (en 3ème)….quoique….non, pas besoin de bosser puisque la moto en question est déjà dans le garage ! C’est sûr que les cours sont BEAUCOUP plus calmes qu’au collège : y’en a pas un qui discute, personne ne pique la colle de personne….quel ennui finalement... !

 

            Arrive alors mon tour de faire cours aux futurs ingénieurs ! La préparation du cours prend alors au moins une semaine…pour 2 heures de cours. Le jour J, aucune des expériences présentées ne fonctionne, je tente alors de rattraper le coup en rendent le cours interactif en appliquant ma « méthode » collège (interroger les élèves, les faire participer, varier les médias, bref rendre le cours vivant et pas ennuyeux…pour moi comme pour eux). Bon ben……ça a plu aux élèves (« On a tout compris, il allait moins vite que vous, le jeune prof ! » héhé !) pas à la maitresse des lieux. On s’en fiche ? Non, non puisqu’après les 2 heures de cours (à la fois ennuyeuses, et, mine de rien, assez éprouvantes) s’en suit un débriefing rapide d’une heure et demie. Et là c’est parti, on refait le cours de A à Z, on (la « tutrice ») traque la moindre faute, on critique, on critique, on félicite (pas trop hein, après on s’habitue, c’est pas bien), on critique….mais hé !! Un tuteur n’est pas censé donner des conseils ? (ah…on me signale dans l’oreillette que non pas cette fois, pas d’bol !).

 

La phrase du jour : « Tu es allé trop lentement ! On s’en fiche si l’élève n’a rien compris ! T’as pas l’temps de lui réexpliquer ! Faut que tu avances, tu comprends !! »

 

Non, je n’ai pas compris ! J’avais cru que le boulot du prof était de faire comprendre les notions abordées aux élèves, sinon, autant leur réciter le bouquin de classe.

 

Là n’est pas le plus dramatique pour nous dans l’histoire, le summum arrive.

 

Nous devons ensuite animer une séance de travaux pratiques. Parlons de celle de ma binôme Aurélie. Elle a reçu le sujet 3 semaines avant le jour J. En enseignante sérieuse, Aurélie a préparé longuement sa séance, pour être sure de ne pas passer à côté des notions importantes, elle va donc voir notre « tutrice » afin d’avoir son avis. La « tutrice », dans sa grande bonté du jour, lui donne sa feuille de travaux pratiques pour lui montrer ce qui est faisable sur le sujet donné.  Aurélie corrige quelques lignes sur son travail jusqu’à ce qu’elle reçoit un mail de notre tutrice qui lui donne l’autorisation de prendre SA version (celle de notre « tutrice », donc). Aurélie avait donc travaillé pour rien. La confiance règne. Arrive le jour de la séance de travaux pratiques et parmi les critiques, Aurélie eut la joie d’entendre :

 

« Non mais tu te rends compte ?! Tu as pris MA séance, tu n’as même pas changé la mise en page ! A part changer la police et la taille des caractères, tu n’as rien fait ! »

 

http://s1.e-monsite.com/2009/08/23/11/83244201copie-interdite-jpg.jpg

Je rentre au collège !

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 11:15

Retourner au collège 12 ans après l’avoir quitté, telle est l’idée de Riad Sattouf (le réalisateur du film Les Beaux Gosses) pour mettre fin à son traumatisme du collège. Sur les conseils d’un ami « rupin », l’auteur (ayant effectué sa scolarité dans un collège de « prolos » comme il le dit lui-même) se met en tête d’aller vivre quelques semaines dans un collège « rupin » d’un chic arrondissement de Paris.

 

 

http://imados.fr/content/2/7/3/42739/retour-au-college_couv_book_medium.jpg

 

 

Après nous avoir  fait part des difficultés qu’il a rencontrées pour trouver un chef d’établissement qui veuille bien l’accueillir dans son collège (dans lequel, selon le Principal, l’auteur ne devrait pas entendre « Nique ta mère »…..ce ne sera que l’affaire de quelques pages), l’auteur nous plonge alors dans le quotidien d’un collège bourgeois de 2005.

 

Riad nous dresse (et trace) le portrait de quelques élèves emblématiques de la classe de 3ème suivie.  Il y a tout d’abord Thomas, la star de la classe, pas très beau d’après l’auteur mais très riche du fait de ses activités de mannequinat. Il y a aussi De Bouvier, le « sale gosse » de la classe, toujours en train de faire des remarques déplacées aux filles et aux profs, le pantalon toujours à mi-cuisse et le caleçon apparent (ce personnage parlera beaucoup aux enseignants qui liront cet album, on en a tous un élève comme ça dans une classe).

 

Dans cet album, l’auteur ne propose pas vraiment une histoire, mais aborde différents sujets liés à l’adolescence : l’image qu’un ado peut avoir de lui, le désir de ressembler aux autres élèves « beaux » et « populaires », la fille dont on est secrètement amoureux, les marques vestimentaires qui permettent d’être accepté dans un groupe d’amis (par conséquent, elles peuvent aussi engendrer le rejet et l’exclusion). On croise un élève passionné d’armes et ayant un comportement « spé » (un futur terroriste ?). La religion est aussi abordée : les élèves « s’amusent » à classer les élèves selon leur religion et leur engagement dans celle-ci.

 

Au fil des pages, l’auteur et le lecteur remarquent que finalement peu de choses ont changé, à part l’époque et le décor (un milieu bourgeois). Il (et le lecteur aussi) se retrouve ainsi à plusieurs reprises dans certains élèves.

 

Les profs sont aussi présents dans cet album : il y Monsieur Hermann, professeur (« réac », « ancien » et « dépressif ») d’anglais, le prof d’histoire-géo, tout aussi anonyme qu’autoritaire. Les difficultés d’être un enseignant débutant sont représentées par Mlle Birkenstök, professeur d’éducation civique.

 

Au final, Riad Sattouf a-t-il réussi à mettre fin à sa phobie du collège ? Pas sûr : il se fait virer avant la fin de la journée par Monsieur Hermann qui ne l’acceptera pas en cours. Explication : il n’est pas là pour se « donner en spectacle ! ». Au contraire, je pense que l’enseignement est une grande pièce de théâtre.

 

Cet album de bande-dessinée m’a rappelé la semaine que j’ai passé au collège 5 ans après l’avoir quitté. Cette semaine de « stage d’observation » faisait partie du cursus de licence. J’avais, durant cette semaine, suivie tous les cours d’une enseignante dans le but de « voir » ce qu’étaient des élèves en 2008 dans mon ancien collège. Ce fut une expérience très intéressante et teintée de nostalgie aussi.

 

 

Riad Sattouf, Retour au collège, bande-dessinée en noir et blanc aux éditions Marabulles, 8,90 €

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 19:49

Autre moment ô combien important durant la 1ère année de l’enseignant débutant (appelons-le « stagiaire », après tout telle était son appellation officielle) : la visite de stage. En réalité, il y en a 2 durant l’année. La première est une sorte de visite de courtoisie  du « visiteur » (c’est à dire un collègue ayant plus d’expérience que moi….plus de 7 mois d’expérience, donc) destinée avant tout à donner des (précieux) conseils dont il faudra ABSOLUMENT tenir compte pour avoir un avis favorable lors de la 2ème visite (qui se déroule environ 3 mois après la première). L’enjeu de tout cela ? Valider (à nouveau) le CAPES (c’est à dire passer du statut de « stagiaire » à celui de « titulaire » et aussi avoir son billet « Aller simple » pour Créteil. Pour le billet « Retour », on verra plus tard…..ou pas !). La raison de tout cela ? (ben oui, après tout avoir le CAPES ne suffirait donc pas pour aller exercer ses talents de pédagogue ???) La raison : vérifier que le jury de CAPES ne s’est pas trompé en me donnant la précieux sésame, vérifier qu’il ne l’a pas donné à un psychopathe ou autre foufou (…c’est déjà arrivé ICI ! Ca fait peur, hein ?).

 

http://ultrasupermegafunkyblogofdeathdelamortquitue.u.l.pic.centerblog.net/ro9ud9cu.jpg

 

Bref autant dire que cette 2ème visite est super-méga-giga importante pour le stagiaire ! Par conséquent, elle n’en est pas moins super-méga-giga stressante, surtout lorsqu’elle ne se passe pas comme prévu.

 

Au programme de la séance de cours « visitée », un cours sur l’électricité en 4ème entièrement présenté sur diaporama (animé), des expériences de mesures réalisées au bureau, filmées par webcam et retransmises sur grand écran (hey, comme au ciné !!). Une séance sur laquelle j’avais bossé au moins une semaine. Mon tuteur et moi-même avions passé beaucoup de temps pour que tout (ou presque) soit parfait (ou presque), pour choisir le bon mot à placer au bon endroit, pour rendre les notions les plus faciles à comprendre.

 

Comme à mon habitude, j’arrive au collège très tôt. Bon, comme c’est le jour de LA visite, j’arrive TRES tôt. J’allume le PC (puis je prie très fort le dieu Microsoft pour qu’il s’allume), j’allume la webcam, teste l’affichage sur grand écran. Youpi ! Tout fonctionne à merveille ! Par la fenêtre, sur le parking, j’aperçois mon « visiteur ». Ouf, il ne m’a pas oublié, je n’ai pas stressé pour rien !

 

A peine la musique de la sonnerie commence et me voilà déjà dans la cour à la recherche de mes élèves. En ce jour de grève nationale (des enseignants et des lycéens contre je-ne-sais-quelle réforme), à peine certains élèves me voient et déjà fusent les :

 

« Oh non, vous êtes là vous faites pas grève… » (Ca fait toujours plaisir de bon matin, surtout ce jour-là !) 

 

Non, non, je suis bien là. (Enfin physiquement, parce bon mon cerveau est encore au cours qui va se dérouler…sous leurs yeux ébahis)

 

« Pfff, même ma sœur au lycée elle fait grève. Tant pis, je fais grève alors ! »

 

(Ben essaie toujours).

 

            La classe est a peu près rangée, on monte rapidement pour ne pas perdre de temps, les élèves s’installent et se demandent déjà « C’est qui le gars assis au fond ? ». Le « gars », c’est mon visiteur mais comme je craignais que mes élèves me préparent un sale coup (on ne sait jamais…), je ne les ai pas prévenus (c’était les sous-estimer).

Toute la « technique » (PC, webcam, appareils de mesure) fonctionne, le cours se déroule très bien jusqu’à ce que…Scène :

 

 Bon, allez, vous notez : l’intensité I du courant…..Euh j’peux savoir pourquoi vous n’écrivez pas ?

 « On fait la grève monsieur ! On a pas nos affaires ! »

 (Qu’est-ce que c’est que ces con***ies ??)

Vous avez pourtant votre cahier, donc écrivez !

« Ouais mais en fait, on a pas notre trousse, on fait la grève de la trousse ! »

 

Moi à l’extérieur : un peu énervé, genre "j'vais faire un carnage !"

 

screen-capture.png 

 

Moi à l’intérieur : ZEN...mais d'un calme.... 

 

screen-capture-1.png 

Au bout de 5 minutes de « Allez, la blague a suffisamment duré ! On a autre chose à faire ! et autre blabla très convaincants… », certain se sont mis à sortir un stylo. Ce même stylo était jusqu’à présent bien au chaud dans une trousse cachée sous la table !!!!

Aaaaaaah les affreux ! Ils me sabotent ma séance ! A ce moment-là je vois ma titularisation ainsi que mon billet pour Créteil s’envoler. Bon, le billet  pour Créteil, je peux faire sans, mais je ne peux pas faire sans ma « titu ». Ah ça va ch*** lors du prochain cours !! J’vous l’dit !!

 

Et ça a ch** la fois suivante ! J’ai reçu une belle lettre d’excuse collective écrite sous l’impulsion du caïd de la classe (qui l’aurai pensé ? moi le dernier).  Mon visiteur ainsi que le chef d’établissement ont apprécié et félicité mon sang-froid, j’ai obtenu ma « titu » et….. (le plus important dans l’histoire) j’ai eu mon billet pour : 

http://www.comiteliaisoncftcvaleo.sitew.com/files/users/1/3/6/9/2/9/8/panneau_creteil.png

 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:27

 

Non, vous ne connaissez pas ? Vous en avez de la chance !

      Après les prêtres chanteurs, après la taupe chanteuse (je suis mignon, mignon mais gros gros….tralala youpi), après avoir essayé de faire du fric avec des nones chanteuses (produites par la même maison de disquse qu’Amy Winehouse. Souhaitons-leur au passage un destin moins tragique), voici que débarquent les marins pêcheurs chanteurs !


Pour le coup, des religieux/religieuses chantants sur disque ça ne date pas d’hier mais de 1963. Date à laquelle, on pouvait (apparemment, je n’y étais pas) entendre à la radio une certaine Sœur Sourire qui, accompagnée de sa guitare, chantonnait « Dominique-nique-nique, … ». Résultat : numéro 1 des ventes. En plus d’avoir du succès et de faire preuve d’une grande classe, cette femme avait manifestement des dons de voyance sur un certain Dominique (aaaaah si Anne Sinclair l’avait écouté…).

 

Voici donc, disais-je, que débarquent les Marins d’Iroise et leur CD qui sent bon l’iode, la mer, le thon petit navire et les crustacés mais surtout la musique de qualité ! Au programme, une croisière de 14 morceaux tels que « Santiano » (là les marins ne prennent pas trop de risques puisque la chanson est une reprise), « Amsterdam » (encore uen reprise. Pauvre J. Brel, il doit tellement se retourner dans sa tombe qu’il fait machine à laver). Cet album regorge d’autres joyeusetés telles que « Hardi les gars », « La complainte de Louis-Marie Jossic » et le fameux « Tri Martelod » remis au goût du jour matraqué à la radio et repris par Nolwenn (à qui on doit la mode de la Bretagne. Après Dani Boon et la mode ch’ti, voici la Bretagne !). Bref tout ceci sent le marketing et l’imposture musicale à plein nez. J’entends d’ici la clochette du tiroir-caisse d’Universal. Oui, tous ces chefs d’œuvres musicaux de professions chantantes (prêtes, religieuses, marins) sont produits par la même maison de disques : Universal. Mais le plus étonnant navrant dans tout ça c’est que ça marche :

 

Le meilleur classement des Marins d’Iroise : 2ème dans le top album pas plus tard que fin juillet ! Les Prêtres ont étés 1er avec leur 2 albums. Par contre pas de chance pour Les Sœurs. Meilleur classement : 64ème

 

http://www.touslescadeaux.com/images/produits/megaphone-4.jpg

 

C’est décidé, à la prochaine manif (c‘est à dire peu de temps après la rentrée scolaire à venir) j’enregistre tout sur mon dictaphone et je vends les enregistrements à Universal. Ils arriveront bien à en faire des tubes. Après les Marins chanteurs, les Profs chanteurs !

« C’est la luuuuutteeeee finaaaaaaleeeee, … »

 

En attendant, je file enfiler ma marinière, mon béret à pompon rouge, je met le disque des Marins d’Iroise et je vais à la fenêtre en attendant qu’Olivier de Kersauson passe dans son petit navire. Mille milliard de mille sabord !

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/3/9/6/0602527752693.jpg

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 09:00

C’est en général par cette phrase que commence la reconnaissance. Ne nous y trompons pas, je ne parle ici que de reconnaissance visuelle, l’autre reconnaissance (du travail effectué), je ne l’ai pas encore vu pointer le bout de son nez, du moins de la part des élèves. Je fais confiance au nombre des années pour peut être la voir un jour.

 

Je disais donc, quand un élève me sort (sur un ton très fier) « Eh M’sieur, j’vous ai vu chez Carrefour/E.Leclerc/Auchan ! » (rayez toujours la mention inutile selon l’hypermarché à proximité), c’est qu’il est presque (la mémoire a tout de même ses limites, suffit de voir les réponses données lors des contrôles) en mesure de me détailler mes courses du samedi.

 

http://www.pageblanche-leblogdesseniors.com/wp-content/uploads/2011/04/caddie.jpg


Je devais m’en douter. Samedi matin, je faisais tranquillement mes courses hebdomadaires, j’étais au rayon charcuterie-jambon, préoccupé à trouver 2 tranches avec une date de péremption assez éloignée (bref je fouille, je fouille, comme tous les bons consommateurs et toutes les bonnes ménagères) lorsque j’entends « Bonjour Monsieuuuuuur ! ». Je me retourne. « Oh bonjour Jordan ! » (élève que j’ai collé la veille). Hop, un p’tit coup d’œil (pas du tout discret) dans mon caddie, et Jordan disparaît aussi vite.

Ce genre de scène, fait prendre conscience à l’étudiant devenu jeune professeur, qu’entre autre, dans le package « enseignant » il y aussi ceci : en devenant enseignant, on devient une personne publique. On est reconnu « visuellement » par environ 300 élèves (le double pour peu que l‘on exerce ses talents de pédagogue dans 2 bahuts) + une petite cinquantaine d’adultes si on compte les parents rencontrés lors des réunions parents-profs.

 

Je dois avouer que la 1ère fois que cela m’est arrivé, ce fut à la fois agréable d’être reconnu (« Waouh, c’est trop bien, j’ai l’impression d’être une star » ………..j’me calme, je ne m’enflamme pas). Ce fut aussi à la fois un peu perturbant. Il y a certes, les élèves que j’ai en cours, mais il y aussi (et ce fut la grande majorité durant la 1ère année) ceux que je ne connais pas. Pas même de vue. A chaque regard d’ado croisé, on peut vite se sentir observé et il y a de quoi devenir très vite parano.

Au fil des mois, des années, on s’y fait. Je m’amuse maintenant des élèves qui viennent en début de cours, fiers (c’est ça le plus « drôle ») de m’annoncer (ou me de me rappeler lorsque ma mémoire est trop sélective) qu’ils m’on vu dans tel ou tel magasin. « M’sieur, j’pensais pas que les profs allaient aussi dans les fnac et tout ! ». Il est bien souvent admis que les profs ne vivent que dans leur salle de classe, ne mangent qu’à la cantine (donc ils ne font pas les courses et c’est là qu’on peut être fier d’avoir croisé un prof à l’Hyper U du coin : ce doit être un moment si rare). Ah oui, j’oubliais : les profs ne dorment que debout dans leur placard au fond de la classe. C’est d’ailleurs là qu’ils passent leur vacances et c’est pour ça qu’ils attendent la rentrée avec impatience ! Faut dire que c’est très petit et sombre un placard !

 

Enfin, il est toujours agréable de voir un élève vous sourire, vous dire bonjour dans la rue, passer exprès à côté de vous au supermarché pour être sûr que vous le voyez, … Ok, ça c’est pour les plus sympas. Il y a malheureusement un autre type d’élèves au supermarché : les « chuchoteurs ».

 

Toujours très zen (il le faut, un samedi matin au supermarché), au rayon fruits et légumes du supermarché j’aperçois au loin, un élève et son papa. L’élève me voit, et chuchote quelques mots à son père (j’imagine bien un « Merde c’est mon prof là-bas. **tain, c’est pas possible ! Pfff ! »). A son tour le papa me fixe mais aucun « bonjour » ou autre signe de politesse. Zéro ! Il y mieux encore. La même scène, mais à côté de moi. Là, plus de doute sur les mots échangés entre le fils et son papounet d’amour. Toujours pas de « bonjour ». Lors de la distribution de la Politesse au berceau, ils devaient probablement être absents…

 

http://www.lineaires.com/var/li/storage/images/media/phototheque/hyper-champion-la-souterraine/mag0903_6/97234-1-fre-FR/mag0903_6_gallerie.jpg

 

A côté de ça, je n’oublierai pas de sitôt un élève qui se trouvait dans la galerie marchande du supermarché et qui a remonté toute la ligne de caisse, est entré à nouveau dans la magasin pour me dire bonjour pendant que je mettait mes articles sur le tapis roulant. Ca fait toujours plaisir un p’tit « bonjour monsieur ! ».

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 23:07

 

Chronique d’une de mes lectures ( pas scientifique cette fois) de vacances.

 

Au Collège, le carnet de correspondance est une sorte de carnet à coupons qui donnent presque l'impression d'avoir droit à une vingtaine de retards, autant d'absences et   à une dizaine de rendez-vous avec les professeurs. Pourtant, il n'est pas rare de voir des élèves ayant utilisé tous leurs "coupons" d'absence avant la fin de l'année. Ils doivent donc payer 4,50€ pour recréditer leur compte d'absences/retards : 4,50€ est le prix d'un carnet de correspondance.

 

En primaire, le carnet de correspondance est un cahier qui parait ordinaire mais qui est plutôt singulier. En effet, ce sont les parents qui écrivent en général dedans, le plus souvent pour excuser le retard/l'absence/le mauvais comportement de leur enfant. Ces mots sont tantôt écrits sur fond de culpabilité, tantôt sur fond de colère, de rage mais aussi parfois sur un ton aimable. C'est de ces mots de parents destinés aux enseignants qu'est né le livre-compilation de Patrice ROMAIN : "Mots d'excuse".

 

L'auteur a été directeur d'école primaire pendant 20 ans et ce livre regroupe ce que l'on peut appeler les perles des carnets de correspondance.

 

Au programme, des parents qui demandent au directeur de trouver le coupable du larcin qui a eut lieu dans la trousse de leur fille (les parents ont remarqué qu'il manquait quelque objet dans la trousse de leur fille car il en font l'inventaire tous les soirs). D'autres s'étonnent des poux retrouvés sur la tête de leur enfant chéri dont l'hygiène est impeccable. Il y a aussi la papa routard qui informe l'instit de son fils que ce dernier va partir durant quelques mois sur les routes parce que c'est "bon pour sa géographie". Il y a aussi la pauvre maman qui ne peut pas venir au rendez-vous donné par l'instit car le père de son enfant l'a frappé...Ceci est beaucoup plus tragique (quoique, pas sur) que la mère qui informe l'école que Kevin ne sera pas en cours car la famille décomposée-recomposée  est partie en "wik-kem", ou alors serai-ce peut être une crise de "flemmingite" aiguë ??? On apprend aussi que parfois la cause de retards récurrents est tout simplement une différence entre "l'heure de la tévé" et l'heure de l'école, "il faudrait s'entendre", comme le dit la mère d'élève. On peut aussi lire dans ce livre des mots de parents qui trouvent que la punition donnée à leur enfant est "injuste ET inutile", que la "bouffe de la cantine est dégueulasse" (classique, tout ça. On entends parfois la même chose en conseil de classe alors que ce n'est absolument pas le lieu pour ce genre de "requête"). D'autres affirment avoir trouvé le moyen pour boucher le trou de la sécu : ils remplacent les médecins et écrivent eux-mêmes des certificats médicaux (d'autres rajoutent des points et transforment un 10 en 12 en un coup de stylo rouge).


 

http://storage.canalblog.com/50/50/227100/65056269.jpg

 

Petit florilège :

 

"esscusé moi pour le retar de ma fille mais a cause du frère a Sassia, il est malade et en plus il a chiėpartout"

 

"Monsieur,

Merssi pour le passage en 6eme a Kevin. ces grace a vous que il va rattrapé son cousin qui redouble. merssi encor"

 

Après tout, "Einstein était un mauvais élève, alors qui sait ce que nous réserve l'avenir". Tout est dit ici.

 

Un livre très drôle qui se lit très rapidement et qui permet d'avoir une vision sur certains parents d'élèves et leurs préoccupations. Seul bémol, le prix du livre : 14€.

 

PS : l'an dernier, dans l'académie de Strasbourg, mon collègue-tuteur a pu lire un mot de parent d'élève pour excuser sa fille d'être "hors tard" ! (c'est comme ça qu'on dit "en retard" avec un accent alsacien très prononcé...).

 

 

Mots d'excuse, Patrice ROMAIN

                                                           François Bourin Editeur, 14 €

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 09:30

 

Avec un peu d'imagination, on se croirait dans un reportage de "Confessions Intimes"


Article de Jean-Frédéric Tronche - Le Nouvel Observateur

 

Commentaires de moi-même

Selon le vieux calembour, les sosies sont secs (pouet !) mais l'un d'eux a fini par être mouillé dans une sale histoire. On l'appelle aussi l'Idole des Jeunes, mais le plus souvent Johnny Vegas. Vincent Boughard de son vrai nom, un artiste de 46 ans, a eu le déplaisir de découvrir son pseudo de scène et son visage associés par erreur à une histoire de rixe au couteau entre un autre (mais pâle) imitateur du rocker et un faux Gainsbourg des Vosges (la couleur est annoncée, le décor est planté). Depuis, Johnny Vegas n'a de cesse que de rétablir la vérité : non, c'est pas lui c'est l'autre...(le vrai Johnny alors ? J'comprends plus rien)

Tout a commencé avec un papier paru dans la presse régionale. L'Est-Républicain rapportait mardi un choc des titans (rien que ça !) qui s'est soldé par un départ aux urgences pour l'un et derrière les portes du pénitencier (fallait la faire celle-là, il l'a faite...comme tous les journalistes qui ont parlé de ce fait divers) pour l'autre. A Epinal, Michel 50 ans, joue les Jojo et Denis, 46 printemps, se voit en successeur de L'Homme A Tête de Choux. Et ils se détestent cordialement. Problème: ils doivent se fréquenter tous les jours (ooooooh , mystère : sont-ils ensemble ? Sont-ils voisins ? Font-ils un duo sur scène ?). C'est que Johnny assure l'entretien de la résidence de Gainsbourg. (Ah...oui ! OK....les paillettes se sont envolées tout à coup...)

Un "winner"

Samedi, Gainsbarre s'est payé la fiole de Jojo qui tondait la pelouse (tiens, c'est la nouvelle pub Optique deux miiiiiiiille : Après Laeticia qui "retient la nuit'" Jojo tond la pelouse, de plus en plus chic !). Assez pour que ce dernier lance au premier, sur le ton de "Quoi ma gueule" : "Moi, je suis un winner. Toi, t'es qu'un loser, un cas social !" (Là, on sent tout de suite le gars modeste quoi. Du "Confessions intimes" pur jus).Vexé et voulant jouer le Requiem Pour un Con, l'héritier autoproclamé du mal rasé est revenu avec un couteau et l'a planté dans la gorge de Johnny, ce qui ne se fait généralement pas dans le vrai showbiz (non, dans le showbizn je crois que c'est dans l'dos qu'on les plante). Au mieux, le sosie spinalien venait d'imiter Rambo et a bien failli tuer son rival. Résultat, le simili-Serge doit répondre de "tentative d'homicide volontaire."


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